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L'installation Récidive est le fruit d'une résidence d'un mois, véritable laboratoire d’expérimentation sur la perception photographique. L’artiste y travaille l’image trouvée, les mots et les supports de présentation. À travers ces trois modalités, Hélène Petite nous entraîne toujours plus loin dans la découverte du médium photographique.

Deux thématiques, que l’on découvrira interconnectées, guident cette exploration. Il s’agit d’une part de la « palingénésie », ce retour du même comme évolution et renaissance et d’autre part, de la « fovéa », cette minuscule zone de la rétine qui confère à la vision sa netteté.

En recyclant des photographies trouvées et en les maintenant à l’écart d’une dimension fictionnelle, l’artiste interroge par le biais de jeux sur les échelles, sur le mouvement et sur le grain, notre rapport à la photographie. À travers ces démarches, le spectateur prend progressivement conscience de la construction culturelle de sa propre perception physique et mentale de l’objet photographique.

Empreints de sensualité, les supports de présentation (livres d’artiste, pliages, vidéos, tirages), directement dépendants des images, mettent à l’épreuve nos habitudes de regardeurs. Comme semble nous l’indiquer l’index accusateur et photographique de la petite fille sur le visuel, dans cette résidence, c’est le spectateur qui devient véritable acteur de ses découvertes.
Bousculé dans son rapport à la photographie, il va devoir s’éloigner pour percevoir le détail, se rapprocher pour saisir le tout, toucher, plier, déplier et combiner les images. De cette façon seulement, l’étrange deviendra rassurant et le voyeurisme deviendra vision.

La fovéa, portion congrue de cette vision, qui conditionne notre regard est exploitée par l’artiste de façon à ce que se mette en place un « fétichisme de la vue », un retour cyclique et créateur sur l’image, seule voie d’accès à la lisibilité des photographies.

François Maheu